
En 2025, l’événement phare de Magnet, Magnet Network Live, a été organisé dans plusieurs régions. La série Pleins feux a réuni des leaders, des innovateurs et des acteurs du changement dans trois régions, à savoir le Canada atlantique, le Manitoba et l’Alberta. Chaque événement a mis en valeur les connaissances locales, les partenariats et les innovations qui façonnent l’avenir du travail. Cet article fait partie d’une série de réflexions des dirigeants de Magnet sur les leçons tirées dans chaque région, et sur les implications pour le Canada dans son ensemble.
J’ai quitté notre événement Pleins feux sur MNL Manitoba à Winnipeg en pensant à un paradoxe qui me semble de plus en plus canadien. Nous construisons des secteurs solides, nous collaborons efficacement et nous créons un véritable élan, mais les récits que nous faisons de nous-mêmes rendent rarement compte de l’ampleur de ce qui se passe.
Au Manitoba, ce contraste s’est manifesté de façon modeste mais éloquente. Son secteur cinématographique solide a fait ses preuves depuis longtemps, et la proximité de la communauté — où les gens ne sont souvent séparés que par quelques degrés — crée un terrain fertile pour des collaborations audacieuses qui exigent confiance et rapidité. Mais ces avantages et ces réussites apparaissent rarement dans l’image plus large que les gens se font de la province.
Et ce n’est pas seulement le cas du Manitoba. L’expertise de l’Alberta en matière de transition énergétique apparaît rarement dans les récits nationaux sur le leadership. Les réussites technologiques du Canada atlantique restent souvent considérées comme des anecdotes régionales plutôt que comme des exemples de force canadienne. Nous réalisons des travaux importants dans tout le pays, mais nous le disons rarement de manière à façonner l’ambition ou à attirer l’attention. À un moment donné, cela cesse de relever de la modestie pour ressembler davantage à une occasion manquée.
Lorsque les points forts ne sont que partiellement visibles, les conséquences se répercutent bien au-delà. Les étudiants et les travailleurs peuvent passer à côté d’occasions qu’ils auraient autrement envisagées s’ils avaient su qu’elles étaient disponibles dans leur région. Les entreprises qui ont le potentiel de se développer à l’échelle internationale peuvent chercher une validation ailleurs, simplement parce qu’elles ne voient pas leur propre environnement leur renvoyer une image claire et assurée. Le capital-risque se montre prudent s’il n’est pas en mesure d’identifier facilement où se situe la dynamique et pourquoi elle est importante. La fuite des cerveaux s’accélère lorsque les gens pensent que leurs compétences seront mieux reconnues à l’étranger.
Il ne s’agit pas de polir une image pour sauver les apparences. Il s’agit de donner aux points forts la visibilité nécessaire pour qu’ils génèrent d’autres points forts. Une aversion culturelle pour la vantardise peut en réalité entraver l’élaboration des récits internes et externes dont le Canada a besoin pour capitaliser sur ce qu’il fait déjà bien.
Si nous voulons que nos atouts aient l’importance qu’ils méritent, nous devons en parler ouvertement. Le pays ne manque pas de compétences. Il manque de récits, et c’est quelque chose que nous pouvons améliorer.
Pour plus de détails sur Pleins feux sur MNL Manitoba, lisez le rapport complet de l’événement.
Zachary Rose, Directeur des initiatives stratégiques
