
Malgré la baisse des chiffres de l’emploi des jeunes, les données les plus récentes du Programme de stages pratiques pour étudiants (PSPÉ) montrent que les employeurs continuent de reconnaître la valeur de l’embauche d’étudiants et demeurent disposés à accueillir de jeunes talents au sein de leur équipe.
Le gouvernement du Canada a également reconnu l’importance de ces programmes, tant pour aider les étudiants à acquérir une première expérience que pour permettre aux employeurs de continuer à effectuer des embauches de qualité en cette période d’incertitude économique.
Récemment, le gouvernement a annoncé un investissement supplémentaire de 635,2 millions de dollars dans le PSPÉ, sur une période de trois ans. Ce financement permettra, à compter de 2026-27, d’offrir environ 55 000 nouvelles possibilités aux étudiants de l’enseignement postsecondaire au Canada. Lors de l’annonce officielle, l’honorable Patty Hajdu, ministre de l’Emploi et de la Famille, a déclaré : « L’avenir économique du Canada dépend de la jeunesse. C’est pourquoi nous prenons des mesures pour faire en sorte que chaque jeune ait accès à des possibilités d’emploi intéressantes et au soutien nécessaire pour s’épanouir ».
Même si le chômage des jeunes reste élevé à l’échelle nationale, la demande des employeurs dans le cadre du PSPÉ demeure particulièrement stable. Magnet, l’un des 18 partenaires de mise en œuvre du PSPÉ au Canada, a observé une demande élevée et constante pour les subventions salariales de ce programme en 2025-26, et a comblé 100 % des stages qui lui avaient été attribués. Pour les demandes dépassant le cadre de ses attributions, Magnet a orienté les employeurs vers des partenaires de mise en œuvre établis dans d’autres secteurs et susceptibles de les accompagner dans leur processus de demande.
D’autres constats ont également souligné l’efficacité du PSPÉ en tant que programme conçu pour avoir un impact national et atteindre les étudiants issus de groupes sous-représentés, davantage susceptibles d’être touchés par les pics de chômage. À l’hiver 2026, 52 % des personnes recrutées dans le cadre du PSPÉ ont déclaré appartenir à un groupe sous-représenté. Ce chiffre était de 70 % pour l’automne 2025.
Les témoignages recueillis auprès d’étudiants et d’employeurs soulignent l’importance des stages financés par le PSPÉ. Les employeurs ont insisté sur le fait que le financement du PSPÉ rendait l’embauche possible, en particulier dans un contexte imprévisible, ainsi que la valeur des nouvelles perspectives et de l’énergie offertes par les étudiants embauchés :
Dre Bender a également renforcé les propos tenus par Magnet dans le passé, à savoir que le PSPÉ ne représente pas seulement un avantage pour une organisation, mais également l’occasion pour les entreprises de jouer un rôle de premier plan dans le développement de la main-d’œuvre de demain. « Le [PSPÉ] est plus qu’un partenariat éducatif. Il s’agit d’un investissement stratégique dans la croissance de notre clinique et dans l’avenir des soins de santé », a-t-elle ajouté.
Les étudiants qui ont participé au programme ont exprimé leur reconnaissance non seulement pour l’expérience professionnelle acquise, mais aussi pour la confiance qu’ils ont gagnée au cours de leur stage. Noemie McCook-Muller, une participante de l’Algonquin College, en Ontario, a déclaré : « J’ai vraiment apprécié d’avoir accès à des experts et à des conseils à chaque étape. Je connais mieux les logiciels qui sont directement liés à mon domaine d’études, mais j’ai également appris à utiliser d’autres logiciels et langages de programmation utiles tels qu’Excel, Python et Dynamo, que nous n’avions même pas abordés à l’école. »
Cet investissement du gouvernement offre aux employeurs la prévisibilité et l’incitation dont ils ont besoin pour embaucher et former des étudiants à une période où, comme l’a fait remarquer Smith, l’embauche pourrait être plus difficile. Bien qu’un programme ne puisse malheureusement pas inverser entièrement les tendances actuelles en matière de chômage des jeunes, le PSPÉ encourage les employeurs à jouer un rôle dans l’atténuation de certains de ses effets néfastes. Compte tenu du niveau d’adhésion récent, nous sommes convaincus que les employeurs de l’ensemble du Canada se mobilisent.